Capteur de puissance : pourquoi les watts changent complètement votre façon de rouler
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Pourquoi les watts changent complètement votre façon de rouler
Vous connaissez votre vitesse moyenne.
Vous regardez probablement votre fréquence cardiaque.
Et après une grosse sortie, vous vérifiez peut-être votre moyenne sur Strava.
Mais savez-vous réellement combien d'effort vous produisez lorsque vous pédalez ?
C'est précisément ce que mesure un capteur de puissance.
Et pour un cycliste qui souhaite comprendre ses performances et progresser, les watts constituent probablement l'une des informations les plus intéressantes disponibles aujourd'hui.
Vitesse, fréquence cardiaque et puissance : trois informations très différentes
Imaginez que vous roulez à 30 km/h.
Est-ce un effort important ?
Impossible à dire.
Vous pourriez rouler à 30 km/h avec un vent favorable et développer 150 watts… ou lutter contre le vent et produire 300 watts.
La vitesse est donc avant tout le résultat de nombreux paramètres : puissance, vent, pente, aérodynamisme, poids, revêtement et position sur le vélo.
La fréquence cardiaque apporte une information différente : elle indique la réaction de votre organisme à l'effort.
Mais elle varie également avec la température, la fatigue, le stress, l'hydratation ou encore la caféine.
La puissance, elle, mesure directement l'effort mécanique que vous fournissez sur le vélo.
200 watts restent 200 watts.
Que vous soyez face au vent, dans une côte ou sur une route parfaitement plate.
Le véritable intérêt : apprendre à gérer son effort
Prenons une situation que tous les cyclistes connaissent.
Une longue ascension commence.
Les jambes sont bonnes.
On part un peu trop vite.
Quelques kilomètres plus tard, la fréquence cardiaque monte, les jambes brûlent et il faut fortement ralentir.
Avec un capteur de puissance, la stratégie peut être complètement différente.
Si vous savez qu'un effort durable autour de 230 watts correspond à votre niveau actuel, vous pouvez simplement stabiliser votre puissance autour de cette valeur.
Même si l'enthousiasme du début de montée vous pousse à suivre quelqu'un roulant à 300 watts.
Les watts deviennent alors une sorte de régulateur de vitesse physiologique.
Une information particulièrement intéressante : les watts par kilogramme
Pour comparer les performances en montée, une valeur est particulièrement utile :
W/kg = puissance / poids du cycliste.
Un cycliste de 80 kg développant 240 watts produit :
3 W/kg.
Un cycliste de 60 kg développant 210 watts produit :
3,5 W/kg.
Sur le plat, la puissance absolue et l'aérodynamisme jouent énormément.
Mais lorsque la pente augmente, le rapport puissance/poids devient déterminant.
C'est une des raisons pour lesquelles les cyclistes professionnels parlent constamment de watts par kilogramme.
Le capteur de puissance permet aussi de mieux s'entraîner
Rouler beaucoup ne signifie pas nécessairement s'entraîner efficacement.
Avec la puissance, il devient possible de structurer précisément certaines séances :
-
endurance fondamentale ;
-
tempo ;
-
travail au seuil ;
-
VO₂max ;
-
répétitions courtes à haute intensité ;
-
récupération.
On peut également observer l'évolution de ses performances sur plusieurs semaines.
Êtes-vous capable de maintenir plus de puissance pendant 20 minutes ?
Votre puissance sur 5 minutes augmente-t-elle ?
Produisez-vous la même puissance avec une fréquence cardiaque plus faible ?
Toutes ces informations permettent de transformer des sensations en données objectives.
Et le FTP dans tout cela ?
Vous entendrez rapidement parler de FTP : Functional Threshold Power.
Il s'agit d'une estimation de la puissance élevée qu'un cycliste peut maintenir pendant une durée prolongée.
Cette valeur sert notamment à définir des zones d'entraînement personnalisées.
Elle n'est pas parfaite — et ne doit pas devenir une obsession — mais elle constitue un excellent point de départ pour structurer son entraînement.
Faut-il être compétiteur pour utiliser un capteur de puissance ?
Absolument pas.
C'est probablement l'une des idées reçues les plus fréquentes.
Un capteur de puissance peut être intéressant pour :
-
préparer une cyclosportive ;
-
mieux gérer un long col ;
-
éviter de partir trop fort ;
-
progresser avec seulement quelques heures d'entraînement par semaine ;
-
suivre son niveau de forme ;
-
ou simplement mieux comprendre son corps et sa façon de rouler.
Pour beaucoup de cyclistes amateurs, l'intérêt principal n'est d'ailleurs pas de produire davantage de watts.
C'est de mieux utiliser ceux qu'ils possèdent déjà.
Une technologie autrefois réservée aux professionnels
Pendant longtemps, les capteurs de puissance étaient principalement utilisés par les équipes professionnelles et coûtaient plusieurs centaines, voire plusieurs milliers d'euros.
La technologie s'est aujourd'hui largement démocratisée.
Des solutions comme le capteur de puissance spider Coospo S10 permettent désormais d'accéder à cette donnée pour un budget beaucoup plus raisonnable.
C'est probablement l'une des évolutions les plus intéressantes du cyclisme moderne :
la technologie utilisée hier par les professionnels devient accessible au cycliste passionné.
Et lorsqu'une technologie permet réellement de mieux comprendre sa pratique, elle cesse d'être un gadget.
Elle devient un outil.
Cycling Momentum
Chez Cycling Momentum, nous aimons la technologie lorsqu'elle apporte quelque chose de concret au cycliste.
Pas davantage de données pour le plaisir d'avoir des données.
Mais de meilleures informations pour rouler plus intelligemment, plus efficacement… et surtout prendre encore davantage de plaisir sur le vélo.